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 archives teknival marsillac ...14 juillet 2001

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MessageSujet: archives teknival marsillac ...14 juillet 2001   Mar 18 Mai - 13:25










a encore des souvenirs....
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garlik

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MessageSujet: Re: archives teknival marsillac ...14 juillet 2001   Jeu 20 Mai - 12:21

Teknival: trois nuits de rave à Marcillac-Vallon
AVEYRON : Depuis vendredi soir...et jusqu'à lundi



A événement exceptionnel, réponse exceptionnelle. Dès vendredi soir, la préfecture a mobilisé d'impressionnants moyens pour éviter les incidents sérieux

Alors que le directeur de cabinet de la préfecture de l'Ardèche redoute, ce vendredi midi, sur les ondes de « France Inter » de voir débarquer le teknival de l'été sur l'aéroport de Lanas, près d'Aubenas, son collègue de l'Aveyron est déjà en pré-alerte. Les événements ensuite se précipitent et les rumeurs se multiplient. Des « fly » annoncent un point de ralliement à Millau, des contre-ordres circulent mais vers 18 h 30, le colonel Plane annonce à la préfecture que ses hommes ont repéré une sono et une cinquantaine de jeunes du côté de Marcillac-Vallon.

PC opérationnel à 2 h 30
Plus question dès lors de tergiverser: Anne-Marie Escoffier, préfète, et Jean-Michel Jumez, directeur de cabinet, trouvent là l'occasion rêvée de mettre en oeuvre les enseignements d'une opportune réunion organisée il y a peu sur le thème des... raves. Un guide de procédure à usage interne et destiné à coordonner l'action des multiples services concernés (DDASS, SMUR, SDIS, gendarmerie, police...) venait d'être élaboré et il s'est avéré efficace. « J'ai pu tout de suite rentrer en contact avec Médecins du monde », souligne Jean-Michel Jumez.

Après une brève valse- hésitation entre les sites proches de Millau ou de Rodez, le dispositif trouve le bon point de chute: Marcillac et ses environs. A 2 h 30, dans la nuit de vendredi à samedi, le PC est opérationnel les moyens affluent sur le terrain.

Après une installation sans heurt de part et d'autre, l'objectif est d'assurer au mieux la sécurité des biens et des personnes dès ce samedi midi. Outre la présence constante de quarante gendarmes et d'un nombre équivalent de CRS en provenance de Toulon, la direction régionale des douanes de Toulouse a dépêché sur place trois fonctionnaires de Montauban et un chien afin de détecter l'éventuelle présence de stupéfiants à bord des véhicules qui affluent sans cesse. Plus impressionnant encore est le pôle sanitaire: un poste médical avancé (PMA) regroupant 70 à 80 membres de la Croix rouge, cinq représentants de Médecins du monde, deux ambulances des sapeurs- pompiers et un système d'approvisionnement en eau fort apprécié sous une chaleur orageuse.

Pour compléter ce déploiement préventif, des lits ont été également réservés dans les établissements publics hospitaliers du département (50 à Rodez, 30 à Villefranche, 30 à Decazeville). Par ailleurs, les SAMU du Cantal, du Tarn et de Toulouse sont, depuis hier après-midi, prêts à intervenir, les urgences de Haute-Garonne étant en mesure, à tout moment, de dépêcher un Puma sur zone.

Marc DEJEAN.



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Alan, organisateur du Teknival : « Les raveurs, nomades et libres »
En quelques heures, les organisateurs du Teknival ont bouleversé tous leurs projets. Histoire d'une rave géante qui n'aurait, en principe, jamais dû finir en Aveyron...

Des voitures qui arrivent par convois entiers sur les hauteurs de Marcillac-Vallon, des camions pleins de matériel et des milliers de raveurs venus de toute la France, mais également de Grande- Bretagne, d'Allemagne ou encore de Tchéquie... Ce qui ressemble à un festival préparé de longue date n'est, en réalité, qu'un événement spontané dont on ignorait encore, quelques heures plus tôt seulement, qu'il se déroulerait en Aveyron... La fuite, la clandestinité, le jeu du chat et de la souris sont des sports dans lesquels, à force d'expérience, les raveurs excellent. Organisateur du Teknival, Alan, l'Anglais, confirme qu'il aurait dû se tenir en Ardèche. « Mais la préfecture de ce département n'a pas joué le jeu. Elle a voulu nous imposer ses règles, un lieu de rassemblement, alors nous nous sommes esquivés ».

Internet, mobiles et « fly »
Phénomène de société planétaire, la culture techno possède ses propres réseaux qui communiquent généralement via l'Internet, les téléphones mobiles ou encore les « fly », ces petites fiches de renseignements qui circulent sous le manteau. C'est ainsi que les raveurs ont non seulement diffusé l'information du déménagement de la « teuf » en Aveyron, mais qu'ils ont aussi et d'abord pu identifier un site assez discret et vaste pour accueillir de 20 à 25.000 personnes. Cette friche du Vallon ne devait abriter au départ qu'une « free » confidentielle comme il en existe une trentaine tous les week-ends en France...

Alan n'en dira pas plus sur les secrets de la communauté techno qui, en dépit de l'allégeance faite par le gouvernement, cultive toujours indépendance et méfiance vis-à-vis du pouvoir et des autorités. Il reconnaît néanmoins que « la préfecture de l'Aveyron a su, avec intelligence, proposer sa collaboration sans jamais rien imposer, et réagir avec la même étonnante spontanéité de la communauté techno » (lire ci- contre). Sauf incident, les milliers de teuffeurs réunis depuis hier à Marcillac devraient donc repartir comme ils sont venus. Discrètement, et sans laisser de trace (?)..

Lionel LAPARADE.



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80 secouristes mobilisés
Ils étaient mobilisés pour l'Ardèche, ils ont « glissé, ripé vers Marcillac et surtout cherché ». « Et trouvé, relativement vite, puisque les premières équipes de la Croix-Rouge étaient sur les lieux dès 2 h 30 », explique le coordonnateur régional Claude- Olivier Martin. En cours de journée, 80 secouristes venus de la France entière ont investi le site, avec un médecin, trois ou quatre infirmiers, ambulances, poste de secours, poste médical avancé, zone logistique pour les secouristes... « Au niveau national, la Croix-Rouge veut se positionner sur ce type de manifestation, pas forcément à risque mais où une couverture sanitaire doit être mise en place. Il y a un réel besoin », souligne Patrice Dallem, délégué national de l'urgence secourisme.




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Dan, DJ : « Quand ils sont fatigués je leur sers du raggae »
Fils de disquaire et lui-même commerçant de disques à Perpignan, Dan, 27 ans, écoute de la musique tous les jours depuis vingt-cinq ans. Au milieu des années « 90 », il découvre la techno et succombe illico aux charmes de la musique électronique. « Au départ, il faut bien convenir que c'était assez binaire et pas très élaboré. Aujourd'hui toutefois, la techno est devenue un vrai mouvement culturel qui fait émerger des compositeurs et des artistes dans le milieu de la musique bien sûr, mais également de la sculpture, de la peinture, de la mode ou du théâtre », se réjouit Dan. Deux platines vinyl, une table de mixage, quelques haut- parleurs puissants et un groupe électrogène pour faire marcher le « son »... Depuis 5 ans, il promène son vieux camion sur les petites routes de l'Hexagone et installe son matériel dans les raves ou les « free » organisées clandestinement par la communauté techno. « Je fais ça par plaisir égoïste, mais aussi par prosélytisme musical. Mon répertoire favori ne se limite pas qu'à la techno. Quand les raveurs ont besoin d'un peu de repos, je leur sers du ragga ou du reggae. J'ai mis deux tapis, là, juste devant les platines. Comme ça ils peuvent se coucher dessus, et dormir en écoutant quelque chose de moins speed... ». Dan se félicite par ailleurs de l'accueil bienveillant réservé, en Aveyron, aux teuffeurs. « J'ai vu des Teknival bouclés par des cordons de CRS, des policiers qui faisaient la chasse aux raveurs. Ici, j'ai la certitude de rentrer chez mois avec tout mon matos. ».




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Tout le village en parle
La plupart des habitants ont appris la nouvelle par la radio. « Une rave, pourquoi pas? » relève Jean- Paul Centrès, déjà informé: « Il paraît qu'ils sont 5.000 depuis hier et qu'ils attendent 50.000 personnes ». Mais Marcillac, à la Une de toute l'actualité nationale, c'est bien une notoriété dont de nombreux habitants du vallon se seraient bien passé. A commencer par l'hôte des lieux, Jean-Paul Maviel, locataire du terrain, qui « n'apprécie pas d'être mis devant le fait accompli ». Sur la manifestation elle- même, il « n'a pas d'avis à donner: chacun ses goûts!». Mais, les problèmes et gênes occasionnés au voisinage le préoccupent. Il était d'ailleurs à la première heure à la gendarmerie. « Il y a eu des contacts entre les organisateurs et le propriétaire mais pas avec moi!». Inquiet aussi, Fernand, 74 ans, bras croisés, sourcils haussés, s'interroge: « Autant de monde, c'est inquiétant. Vous vous rendez compte, ils attendent 40.000 personnes, c'est une ville comme Rodez. Et l'alcool, la drogue, qu'il doit y avoir là- dedans!... ». Les raves, Jacques « laisse ça aux abrutis ». « Bien sûr que je suis au courant mais il faut respecter la loi » lance, implacable, le sexagénaire avant de poursuivre: « Ils se précipiteraient moins s'il s'agissait d'aller travailler!». Et de tempérer avec un... « Vous comprenez, en matière d'animation, ici, nous sommes plutôt habitués aux manifestations en faveur du vin!». Et puis, il y a ceux qui mélangent les genres: « Il paraît que le propriétaire des sols a donné son accord depuis une semaine. Les pouvoirs publics ne peuvent donc rien dire. Moi, j'ai une exploitation de carrière, sur la commune de Salles-la-Source et on nous refuse l'extension. Ce n'est pas bien d'aller contre ceux qui veulent travailler!». Thierry, lui, n'est pas contre, à condition que... « Il faut voir l'état du terrain à la sortie. En revanche, le fait qu'on investisse un lieu dans le secret, cela me gêne davantage. Pour le reste, bien sûr, la drogue circule mais elle circule ailleurs aussi ». Un rassemblement sans autorisation, cela dérange également Michel, conseiller municipal de Marcillac. « Quand je fais des travaux chez moi, il me faut une autorisation. Là, il y a des risques et on ne demande rien. On apprend ça, en se levant. Cela ne donne pas une bonne image de la jeunesse. C'est un village calme. Nous, nous sommes plus habitués à faire la fête avec le vin de pays qu'avec... Vous voyez ce que je veux dire! Enfin, c'est leur 14 juillet à eux ».

David, de Firmi, est de passage à Marcillac avec un groupe de copains. Ils vont sur l'Aubrac, passer la journée et ne feront pas le détour, même par curiosité: « Ce n'est pas notre style de musique ni le style d'ambiance qui nous plaît ».

Gladys KICHKOFF.





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Laure et Karine, raveuses : « C'est le Woodstock de l'an 2000 »
Arrivées hier matin vers 11 heures à Marcillac-Vallon, Laure, 27 ans, et Karine, 24 ans, ont quitté Lyon sept heures plus tôt. Pendant que Laure, la brune, interpelle un Aveyronnais à la recherche d'un lieu de baignade où elles pourront se rafraîchir dimanche matin, Karine, rousse et tatouée sur l'épaule, avale son « speed ». La dose d'amphétamines lui permettra de danser toute la nuit... Elle s'agite déjà aux rythmes syncopés de la techno qui retentit un peu plus loin en contrebas, où une vingtaine de « sons », ces structures mobiles de diffusion musicale, mélangent leur techno. Il est 11 heures ce samedi matin et les deux jeunes femmes vont bientôt disparaître dans la foule de raveurs qui ne va pas cesser d'augmenter jusqu'à la nuit tombée et passer en quelques heures de 5.000 à 25.000 personnes.

« Faire la fête »
Battle-dress pour l'une, pantalon et T. shirt pour l'autre, Laure et Karine ressemblent aux filles de leur âge. Elles se sentent néanmoins appartenir à la communauté techno dont elles ont épousé la philosophie. « D'abord, nous sommes là pour la musique et pour l'esprit festif qui règne dans les raves. La drogue peut faire partie du trip, mais pas forcément. L'important, c'est cette sorte de communion qui réunit les teuffeurs. Ils sont généralement pacifistes, ouverts à la communication et à l'échange, ils partagent les mêmes délires. En dehors d'une rave, ils se reconnaissent immédiatement », souligne Laure, tandis que Karine ne digère toujours pas les projets répressifs nourris, un temps, par le député Marianni. « Vouloir confisquer le matériel, infliger des amendes, réclamer des gardes à vue... C'est n'importe quoi. Et c'est traiter les raveurs comme des voyous. La rave, c'est le Woodstock de l'an 2000, ni plus, ni moins... ».

L. L.



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Jacques Chirac : « La culture techno existe et elle a son charme »
Dans la foulée des questions sur la sécurité et avant d'aborder le chapitre dense des « affaires », Jacques Chirac a été interrogé, hier, lors de la traditionnelle garden-party élyséenne sur une bruyante actualité qui résonne, ce week-end, en Aveyron. « Les raves sont un élément de la culture techno et il ne faut pas s'en formaliser. Cette culture existe et elle a son charme. Le problème, ce sont les free- parties comme aujourd'hui même (ndlr. à Marcillac) car elles sont organisées dans le secret le plus total ce qui a des conséquences: aucune sécurité, la dégradation de biens personnels sans aucun responsable, une agression forte de l'environnement due à l'ampleur de la musique », a tout d'abord indiqué, en substance, le chef de l'Etat.

Ce dernier a résumé, en outre, le principe devant présider, selon lui, à l'encadrement de ce type d'événement: « La liberté des uns s'arrête là où elle empiète sur celle des autres ». Refusant d'arbitrer la récente polémique qui a opposé les parlementaires et le ministre de l'Intérieur, le Président de la République avait préalablement rappelé « qu'il ne faut pas légiférer en pensant au vote des uns ou des autres », perfide allusion au souci des élus PS et de Lionel Jospin de ne pas se fâcher avec les jeunes électeurs.

Pour Jacques Chirac, la question est de savoir si « le cadre réglementaire actuel offre les moyens d'imposer un accord préalable avec les organisateurs? ». Et le chef de l'Etat, bien briefé par ses services, de suggérer: « Si on peut garantir la liberté des uns et la sécurité des autres sans prendre de mesure législative, je n'y verrai que des avantages ».

M. D.





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« On ne veut pas être formatés »
«Les raves, il faut peut-être se demander pourquoi ça existe!», lance Raziel, 32 ans. « La plupart des jeunes sont de la génération Tchernobyl, vache folle, Mac Do... Or, nous, nous ne voulons pas être formatés!» Société de consommation, commerce international, on ne veut pas de ce qu'on nous impose!». Raziel est là parce qu'il est passionné de sons, pas de musique. « C'est ça, la technologie et l'avenir!». Il n'a jamais joué dans une boîte de nuit parce que « la vraie vie, elle est là!». « Mais il faut tout de même mettre les gens en garde, établir des garde- fous... Nous, on veut laisser un site propre, on ne veut plus de problèmes avec ça, et faire de la prévention auprès des jeunes. Nous, les plus vieux, on sait bien que ce n'est pas bien. J'ai connu des histoires de drogue, comme la plupart des gens qui sont ici. Il faut que les jeunes soient bien informés sur le phénomène des drogues, tout en leur disant qu'ils sont libres ». Raziel est pour le dialogue. « Il y a des gens qui nous écoutent et d'autres qui nous envoient balader! On n'est quand même pas obligés d'aimer « Loft story », le foot, ou de pouvoir payer 500 F en boîte. Il y a des jeunes qui ne travaillent pas et qui n'ont pas les moyens! Ici il y a de tout: des gens qui font la manche comme d'autres qui font sciences po ». « C'est trois jours de fête non-stop et gratuits ». Pour Fred qui vient de Paris, « il ne faut pas aller chercher plus loin! Les gens viennent de partout. Il y a des passionnés qui suivent les teknivals, ils achètent des camions, exprès, et vont sur toutes les soirées. La tranche d'âge, c'est 18-25 ans. Il est d'autant plus intéressant de les observer que c'est une période où il y a pas mal de malaise. Il faut les prendre en considération, pas dire que c'est de la racaille, de la merde!»

G. K.
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garlik

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MessageSujet: Re: archives teknival marsillac ...14 juillet 2001   Jeu 20 Mai - 13:51

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Yan

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MessageSujet: Re: archives teknival marsillac ...14 juillet 2001   Mar 25 Mai - 12:44



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garlik

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MessageSujet: Re: archives teknival marsillac ...14 juillet 2001   Jeu 27 Mai - 12:09


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MessageSujet: Re: archives teknival marsillac ...14 juillet 2001   

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